Parmi les fleurs les plus attendues de l’hiver figurent en particulier les Iris, d’abord l’Iris d’Alger, Iris unguicularis, qui fleurit de novembre à mars, mais aussi ceux du groupe reticulata qui apparaissent entre janvier et mars.
     Si la majorité des iris de jardins sont des iris rhizomateux comme l’Iris unguicularis (ci-contre), une dizaine d’espèces d’Iris réticulés appartenant au sous-genre Hermodactyloides sont de véritables espèces bulbeuses.
Ces espèces fleurissent dans divers tons de bleu ou de jaune. Elles ont été hybridées entres-elles et plusieurs cultivars sont largement disponibles. A côté des plantes les plus courantes existent de nombreuses variétés moins communes qui élargissent à la fois la gamme des coloris disponibles mais également la période de floraison. 
 

   Le bulbe de ces Iris, un corme comme les Crocus, est entouré par une tunique semblable à une toile de jute formant un réticule qui est à l’origine de leur nom. 
Ces espèces possèdent des fleurs de 7 à 10 cm de diamètre, à tube très long et hautes d’une quinzaine de cm dont l’ovaire qui contiendra les futures graines, est souterrain.
La fleur possède un périanthe formé par 6 pièces florales colorées, disposées en deux verticilles. Comme pour la plupart des Angiospermes Monocotylédones, on ne parle pas en général de sépales et de pétales mais plutôt de tépales.

 CULTURE

    Dans leur milieu, ces Iris poussent en altitude et après un printemps en général assez pluvieux subissent un été sec. Ils rentrent en dormance à ce moment-là et disparaissent complètement en surface. Ils se cultivent très bien en pot, mais il faut veiller à ce qu’ils reçoivent beaucoup d’eau au printemps et ne pas les laisser trop se dessécher en été, en effet ils proviennent de montagnes, certes méditerranéennes, mais où le sol ne se dessèche jamais aussi fortement qu’en plaine. Il faut faire particulièrement attention à l’arrosage au printemps. Si des bulbes nouvellement achetés, dont la taille est normale, ne fleurissent pas, c’est qu’ils ont manqué d’eau juste avant la floraison. Le mois de février peut être particulièrement sec dans le jardin, et ils risquent de souffrir de cette sécheresse. J’ai raté plusieurs floraisons à cause de cela, les feuilles se développent normalement ensuite, mais il faut attendre une année de plus pour admirer les fleurs.
   La deuxième contrainte qu’entraîne la culture en pot est qu’il faut les rempoter assez souvent en renouvelant une partie du substrat, au moins tous les deux ans pour vérifier que les bulbes ne sont pas trop serrés et qu’ils ont encore de quoi se nourrir. J’utilise un mélange constitué d’une moitié de terreau auquel j’ajoute un quart de sable et petits graviers, et un quart de terre de jardin un peu argileuse. Pour que les bulbes ne meurent pas de faim pendant l’année, j’ajoute aussi un engrais à diffusion lente.
   Quand c’est possible, il est préférable de les cultiver en pleine terre au jardin, moyennant quelques précautions. Comme tous les petits bulbes restant en place, il faut se souvenir de leur emplacement quand plus rien ne les signale. Au moment de leur floraison, peu de plantes leur font concurrence, mais il faut qu’ensuite ils puissent développer leur feuillage librement. Donc éviter de les planter à côté de plantes à grand développement comme un Nepeta par exemple. Enfin il faut les protéger de la gourmandise des rongeurs et des limaces en les entourant par exemple de gravier ou de pouzzolane.

  Ce petit article et ceux qui vont suivre ont donc pour objet de présenter une petite sélection d’espèces et de cultivars qui fleurissent entre janvier et mars


       A suivre    Iris reticulata  
                       Iris histrio - Iris histrioides  
           
       Carnet d'adresses          

           

HAUT DE PAGE