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Culture

 

 

 

  -  CULTURE  -

    Les Helleborus x hybridus peuvent être cultivés en pot mais il est préférable de les installer au jardin en pleine terre, si possible à mi-ombre, et de préférence sous des plantes à feuillage caduc, pour qu’ils reçoivent un maximum de lumière en hiver au moment de la floraison. On peut presque en mettre partout même en plein soleil à condition d’arroser un peu, leur enracinement étant profond. Ce sont des plantes très résistantes qui une fois installées dans le jardin demandent peu d’attention et vivent très longtemps.
   Leur feuillage vernissé et coriace les protège assez efficacement de la chaleur, du soleil et même du vent.
  Leur taille augmente d’année en année mais très modestement, comme pour les pivoines, et ils ne sont pas envahissants. Il vaut mieux cependant enlever les fleurs fanées et les fruits en formation, pour éviter d’avoir à désherber les semis, ce qui est assez fastidieux et pour éviter de les épuiser. L’épuisement se traduisant le plus souvent par une absence de floraison l’année suivante. Les graines possèdent une petite excroissance charnue, un élaiosome, elles sont myrmécochores, donc distribuées par les fourmis qui prélèvent les élaiosomes et disséminent les graines.


    Ce sont des plantes qui n’ont pas beaucoup de maladies, en général, mais elles peuvent être victime d’une affection virale qui est transmise par les pucerons et qui fait noircir et se recroqueviller les feuilles et d’un champignon qui provoque la maladie des taches noires. Il vaut mieux détruire la plante (et ne pas la composter) plutôt que de risquer la contagion. C’est un des rares cas ou quand l’attaque est trop importante il faut traiter les pucerons, d’abord en leur infligeant à pleine puissance une bonne douche glacée et plus drastiquement si c’est indispensable.
  
    Chaque année quand la saison des hellébores arrive certaines taches se succèdent de manière assez immuable. La taille des feuilles débute en novembre, elles sont coupées au ras du sol. Il ne s’agit pas de couper les feuilles des jeunes plantes de 2-3 ans qui ont besoin de toute leur énergie, mais de celles qui ont déjà fleuri ou qui vont fleurir (4 ans ou plus). Pour les pieds mères qui sont en pot c’est fastidieux mais relativement facile à faire, cela se corse pour celles qui sont plantées dans le jardin et qu’il faut atteindre sous les arbustes et dans des situations improbables. On se demande soudain pourquoi on est allé les planter dans un endroit pareil. Cette taille des feuilles a plusieurs objectifs, le premier c’est de se débarrasser des vielles feuilles pour éviter qu’elles ne transmettent des maladies, le second c’est de rendre plus visible les fleurs et d’éviter qu’elles soient entourées ou cachées par des feuilles en décomposition. Les novices en matière d’hellébores éprouvent beaucoup de scrupules à couper TOUTES les belles feuilles vert foncé d’une plante, et en général ils ne le font pas, mais les vieilles feuilles ne tarderont pas à devenir brunâtres, gâchant la floraison, et il faudra le faire de toute façon quand la floraison sera terminée, avec le risque de couper les jeunes feuilles en train de pousser.

 

A suivre... multiplication →